Prix Arouet


La sélection du Prix Arouet 2018 vise à récompenser l’album BD publié en 2017 qui incarne au mieux les combats égalitaires et de tolérance portés par Voltaire.

Le vainqueur sera annoncé lors de la soirée d’ouverture du festival, le 25 Mai 2018.

Bonne lecture !

 

 

 

 


 

  • Comment je ne suis pas devenu moine –  Jean-Sébastien Bérubé (Futuropolis)

Comment je ne suis pas devenu moine

Comment je ne suis pas devenu moine

Passé 25 ans, Jean-Sébastien Bérubé débarque à Katmandou au Népal pour devenir moine bouddhiste.

Pour lui, le Bouddhisme est la religion la plus paisible du monde, et il espère qu’il pourra grâce à ce voyage enfin régler ses problèmes, échapper à la société occidentale de surconsommation aux valeurs superficielles et accéder au bonheur en suivant sa quête spirituelle.

Il va découvrir que la réalité est assez éloignée de ses attentes. Un récit à rebours de l’image d’Epinal communément émise.

En racontant sa propre histoire, Jean-Sébastien Bérubé nous fait découvrir une autre facette du Népal et du Tibet !

Texte © Futuropolis

 

 

 

 


  • De rose et de noir – Thibaut Lambert (Des ronds dans l’O)

Manon Séchan consulte une psychologue car elle subit des violences de la part de son compagnon.

La réalité est difficile à admettre et il est encore plus difficile d’en parler.

Mais la thérapie et l’aide de la fa­mille et des amis vont permettre à la jeune femme de tourner la page et de reconstruire une histoire.

Texte © Des ronds dans l’O

 

 

 

 

 

 


 

 

  • Désintégration – Matthieu Angotti / Robin Recht (Delcourt)

Pendant dix-huit mois, Matthieu Angotti a travaillé aux côtés du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, et c’est ce qu’il raconte ici, dans un récit percutant qui tente le pari fou de nous mettre dans la peau d’un conseiller politique.

« Le jour de mon entrée au cabinet du Premier ministre, j’ai commencé à prendre des notes, le temps que durerait l’aventure. Les voici mises en images, dessinant le quotidien d’un conseiller, avec ses hauts et ses bas, ses espoirs, ses découragements, sa solitude parfois… Ce livre raconte la réforme manquée de la politique d’intégration, comme une lucarne sur les rouages du sommet de l’État, du côté de ses discrets artisans… »

Texte © Delcourt

 

 

 

 


 

  • Le cas fodyl – Lomig (Sarbacane)

Point de départ choc : dans un futur proche, la société ne tolère plus les gens qui ne travaillent pas. Ils sont arrêtés et envoyés au « Centre Régional de Gestion des Cas » où ils sont reçus par des conseillers qui décident, selon la gravité de leur dossier, de peines de travaux forcés plus ou moins longues.

Fodyl est un de ces agents. Employé modèle, il souffre de ne pas être mieux noté par ses supérieurs. Démotivé, aigri, il sent la carapace, qu’il s’est construite depuis l’enfance, peu à peu se fissurer…

Deviendra-t-il, lui aussi, un de ces laissés-pour-compte, un « cas » ?

Texte © Sarbacane

 

 

 

 

 

 


  • Les petites victoires – Yvon Roy (Rue de Sèvres)

Le témoignage bouleversant d’un père sur le combat qu’il mène au quotidien avec son fils.

Comment dire à son fils tant désiré qu’il est le plus formidable des petits garçons malgré le terrible diagnostic qui tombe comme un couperet : autisme, troubles psychomoteurs, inadaptation sociale…

C’est le combat que va mener ce père, resté uni à sa femme malgré leur séparation, pour transformer ensemble une défaite annoncée en formidables petites victoires.

Texte © Rue de Sèvres

 

 

 

 

 

 

 


  • Nam-Bok de Thierry Martin

Nam-bok vit dans le Grand Nord. Sa tribu est totalement isolée. Un jour, parti à la chasse au phoque, il se perd dans l’immensité de l’océan.

Longtemps plus tard, il réapparaît, alors que tout le monde le croyait mort. Il raconte alors comment, emporté par une lame jusqu’à un rivage, il fut recueilli par une famille qui le nourrit et lui donna ce qu’on appelle de l’argent. Il raconte encore comment il a été conduit, à travers de grands espaces, par un monstre de fer, nourri avec des pierres et de l’eau et crachant du feu. Il raconte enfin comment il est arrivé à un village, « le plus grand de tous », où « les toits des maisons montaient jusqu’aux étoiles ». Ce sont le train, le paquebot et la ville moderne qu’il a découvert. L’ Amérique ! Son retour annonce celui du progrès technique. De l’autre côté de la mer, la vie est toute autre. Mais, Nam-bok n’aura pas l’écoute des siens. On le dira hâbleur, ne voulant pas accorder crédit à un monde soumis aux machines. Comment dire d’ailleurs les mots de la modernité ? Nam-bok fait peur car il est revenu différent. Il sera exclu par sa communauté.

Une fable intemporelle de Jack London, brillamment réinterprétée par le talent rare de Thierry Martin..

Texte © Futuropolis

 

 

 


 

  • Paroles d’honneur – Leila Slimani / Laetitia Coryn (Arènes BD)

RABAT – ÉTÉ 2015

Leïla Slimani fait la connaissance de Nour, une Marocaine qui lui raconte sans tabou sa sexualité et les tragédies intimes que subissent la plupart des femmes qu’elle connaît.

Ce témoignage poignant, suivi d’autres rencontres à travers le pays, bouleverse la romancière franco-marocaine qui décide de mettre la parole de ces femmes à l’honneur. À travers leurs histoires personnelles, on découvre le drame de la condition sexuelle féminine au Maroc au sein d’une société hypocrite qui condamne le désir et la liberté d’aimer.

Cette BD reportage dépeint sans concession la réalité complexe d’un pays où l’islam est religion d’État et rappelle à chacun de nous l’importance du combat pour les droits fondamentaux de la femme.

Texte © Arènes BD

 

 

 


 

  • Le pays des purs – Sarah Caron / Hubert Maury (La boîte à bulles)

Le 27 décembre 2007, la ville de Rawalpindi, au Pakistan, est la proie de violentes émeutes, suite à l’assassinat de Benazir Bhutto, principale opposante au régime en place.

Dans la foule, Sarah Caron, photographe française, saisit avec son appareil les moindres détails de la scène. Mais très vite, la jeune femme est repérée et se retrouve poursuivie, craignant pour sa vie.

Un mois plus tôt, Sarah rencontrait Benazir Bhutto afin de réaliser une série de portraits commandée par le magazine Time. Une entrevue difficilement décrochée et qui, par un pur hasard, survenait le jour même de l’assignation à résidence de l’opposante. Une aubaine pour Sarah : pendant 4 jours, elle se retrouvait aux premières loges de l’actualité ! De jour, elle mitraillait les lieux, de nuit, elle transférait ses clichés.

En immersion totale et au gré des commandes, la jeune femme passe cette année-là du monde de l’élite pakistanaise à celui des talibans, avec l’aide d’un fier guerrier pachtoune. Son objectif est une arme dont elle se sert pour frapper les esprits et franchir les frontières, qu’elles soient physiques ou culturelles, et ce malgré le danger des lieux et des situations.

Texte © La boite à bulles 

 

 

 

 


  • Petite Maman – Halim (Dargaud)

Lorsque Brenda vient au monde, sa mère, Stéphanie, a 15 ans, et son père s’est déjà éclipsé.

Négligée, Brenda grandit pourtant vite et apprend à se débrouiller seule.

Malgré les brimades et les punitions injustes dont elle est victime, elle souhaite voir sa mère heureuse et s’occupe d’elle du mieux qu’elle le peut, à tel point que les rôles s’en trouvent inversés, Brenda devenant la « petite maman » de sa mère.

Texte © Dargaud 

 

 

 

 

 

 

 

 


  • Quelques jours à vivre – Xavier Betaucourt / Olivier Perret (Delcourt)

L’unité de soins palliatifs. Lieu méconnu qui inspire angoisse et fascination. Bravant nos appréhensions, les auteurs nous invitent à partager le quotidien de ceux qui y travaillent. Un témoignage sensible et édifiant.

Ce matin, Juliette prend son service à l’unité de soins palliatifs. Elle est accompagnée

par une infirmière senior qui la guide pour ses premiers jours. Dans ce service qui ne ressemble à aucune autre unité médicalisée, elle assiste à la réunion de transmission entre les infirmières de nuit et celles de jour. Juliette comprend qu’elle va devoir remettre en question bon nombre de ses certitudes…

Texte © Delcourt 

 

 


 

  • Rouge Himba – Solenn Bardet / Simon Hureau (La boîte à bulles)

Les Himbas sont un peuple premier qui, bien qu’en contact avec la civilisation occidentale, a décidé de conserver son mode de vie.

Solenn Bardet les connaît très bien, puisqu’à peine majeure, il y a 20 ans, elle est allée vivre avec eux, se faisant même adopter par une famille himba.
En 2015, elle convainc Simon Hureau de la suivre dans son prochain périple en Namibie. Pour Solenn, les objectifs de ce voyage sont multiples : se rendre sur la tombe de son défunt père, présenter sa fille Zélie à sa famille himba et à ses amies et résoudre des conflits entre clans qui paralysent l’avancement des projets de l’association Kovahimba…
Sur cette terre aride où rien n’est simple, organiser une simple réunion demande patience et persévérance.
Aux côtés de Solenn, Simon Hureau et le lecteur découvrent la beauté, l’étrangeté de ce pays et de ses habitants. Dépaysant, instructif, magique…

 

Texte © La boîte à bulles